Skip to main content

Dyke, Pride radicale : pour une lutte queer antimilitariste, solidaire et internationale

La libération de la Palestine: un enjeu progressiste, queer, décolonial et féministe


Israël se présente comme un refuge queer et  instrumentalise cette lutte afin de justifier sa politique génocidaire. Cette stratégie de pinkwashing vise à faire oublier une réalité bien différente : les violences meurtrières perpétrées par Israël sur le peuple palestinien ont un caractère profondément genré et queerphobe.



De nombreuses organisations locales et internationales ont documenté des cas de tortures sexuelles et psychologiques dans les prisons jusqu'au déni des droits reproductifs et à la destruction de services publics et d'espaces communautaires essentiels aux femmes et personnes queers. AlQaws, organisation qui lutte pour la diversité sexuelle et de genre en Palestine, a elle-même été attaquée en 2019 et interdite de toute activité sous les ordres de Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité palestinienne, qui n’est qu’une marionnette des Etats-Unis et d'Israël. 



Les personnes queers et les femmes, au coeur de la libération de la Palestine (1)


Dès la première Intifada, des réseaux de femmes dont des personnes queers luttaient à la fois pour la libération nationale mais aussi contre le système patriarcal et colonial à l'intérieur et à l'extérieur de leur territoire.

Les accords d'Oslo ont constitué un recul important pour l’auto-organisation et l'émancipation des minorités de genre vis-à -vis des victoires que ces dernier.ère.s avaient obtenues à travers le soulèvement populaire .



Les personnes queers et les femmes, indispensables à la libération de la Palestine

Une lutte qui continue aujourd’hui 


En 2019, suite au féminicide d'Israa Ghrayeb, en Palestine, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes rassemblant des centaines de personnes et dénonçant le patriarcat mais aussi la queerphobie du pays, poussant des personnes queers à trouver refuge à Tel Aviv.


De la première Intifada à aujourd'hui, il est clair que les femmes et personnes queers sont une force motrice indispensable dans l'organisation de la société civile pour la libération de la Palestine et de tous les systèmes de domination. 



Un backlash réactionnaire international


Partout dans le monde, l'extrême droite progresse en s'appuyant sur les mêmes recettes : racisme, patriarcat, militarisme et queer-phobie. Des États-Unis au Sénégal, les personnes queers servent de boucs émissaires à des gouvernements qui cherchent à détourner l'attention des véritables responsables de la crise sociale. 

Les droits LGBTQIA+ ne deviennent un argument que lorsqu'ils servent les intérêts impérialistes face à des “états ennemis”. Les occidentaux qui prétendent défendre les personnes queers continuent d'armer et de soutenir des régimes ouvertement homophobes et misogynes, comme les pétromonarchies du Golfe, dès lors qu'ils sont leur alliés stratégique.

Pendant ce temps, les gouvernements réduisent les budgets des services publics tout en augmentant massivement les dépenses militaires.Ils prétendent manquer d'argent pour les écoles, les soins de santé ou les politiques sociales, mais trouvent des milliards pour la militarisation et la répression.



En Belgique aussi, en finir avec le pinkwashing


Pendant longtemps, la Belgique s’est présentée comme un modèle de progrès en matière de droits LGBTQIA+. Grâce aux luttes militantes, une série d'avancées ont été obtenues: ouverture du mariage aux couples de même sexe en 2003, adoption homoparentale en 2006, politiques anti-discrimination, soutien institutionnel aux associations, mise en avant d’une visibilité queer dans l’espace public...

Mais ces avancées ont rapidement été récupérées par les gouvernements libéraux et sociaux-démocrates comme preuve d'une prétendue société "tolérante".

Aujourd'hui, il est clair pour nous que des politiques de visibilité, de représentation ou des réformes ont leurs limites et rendent impossible notre réelle émancipation.



Lutte queer et lutte sociale


Malgré ces droits formels, les politiques d’austérité menée par l'Arizona démantèlent les structures sociales essentielles à notre survie : saturation des services de santé mentale, pénurie de logements sociaux, parcours trans engorgés, précarisation croissante des jeunes queer rejeté.e.s par leur famille, sous-financement des associations qui pourtant doivent porter le poids du manque de services publics, économie dans l’enseignement, rendant les études suppérieures de plus en plus inaccessibles, durcissements des droits à la l’immigration. 


En ce sens, la lutte pour notre émancipation est indissociable de la lutte contre l’austérité et pour des services publics et d’accueil forts. 


Violence partout - Justice nulle part : une riposte queer et anti carcérale! (1)


En Belgique, les agressions contre les personnes queers restent nombreuses tandis que ces dernières n'osent toujours pas porter plainte.

Selon Unia, seules 14 % des victimes se présentent au poste de police tandis que les agressions à caractère queer-phobe explosent dans les familles comme dans les espaces publics, comme celui de Jamal, sauvagement agressé dans la station de Beekant en décembre dernier. 



Violence partout - Justice nulle part : une riposte queer et anti carcérale! (2)


Les politiciens utilisent les faits de violences contre les personnes queers et les femmes pour défendre des mesures répressives et racistes dans la rue, au contraire des violences intrafamiliales qui sont encore constamment minimisées.

Aucune confiance dans nos institutions : la police réprime nos militant.e.s.x et nos manifs comme cela a été le cas des 29 personnes arrêtées lors de la Pride à Bruxelles alors qu’elles dénoncent la présence de la NVA. 

La police défend un système hétéro-patriarcale et réprime plus sévèrement et principalement les personnes les plus vulnérables et marginalisées. 


Les faux alliés institutionnels

Les politicien.nes bourgeois.es ne sont des allié.es, ni à l’Europe…


Hadja Lahbib, commissaire européenne à l’égalité, déclarait en octobre 2025 que “la Commission et l’Union sont déterminées à rester ce phare d’espoir, cette union de l’égalité.” Toute la séquence qui devait mener à une interdiction des thérapies de conversion  n’aura été qu’un énième épisode de pinkwashing européen. Finalement, il n’y aura pas d’interdiction, mais une simple demande aux États membres. 


Le pinkwashing ne réside pas tant dans le fait qu’il n’y aura pas d’interdiction légale, que dans l'entièreté de la séquence. Le MR et la commission européenne, aux niveaux belge et européen, sont vecteurs d’austérité et de militarisation. Cela accentue la position de la famille hétéro-patriarcale comme une institution centrale du capitalisme. 


…ni en Belgique!


En mai, Snoopy, un rappeur camerounais aux textes homophobes et meurtriers devait se produire à Liège. Le bourgmestre PS, Willy Demeyer, a été fortement interpellé pour annuler l'événement, ce qu’il a refusé au nom de la liberté d’expression. Le même personnage avait interdit en 2025 le cortège de la TransPédéGouine au prétexte du manque de sécurité et de policiers pour encadrer. L’hypocrisie est plus forte encore quand on se rappelle que le PS soutient lui aussi les politiques d’austérité et de militarisation.


Notre horizon ne doit pas se limiter à appeler les politiciens traditionnels à garantir nos droits les plus élémentaires mais à dénoncer ces mêmes politiciens qui, au gré du vent, se disent nos alliés mais mènent en parallèle des politiques profondément réactionnaires.



Autodétermination queer et lutte des classes


La Dyke march 2026 a donné un excellent exemple de convergence des luttes et de construction d’un mouvement queer offensif. Les principales revendications dénoncent directement l’homonationalisme,  l’impérialisme et les génocides, l’Arizona et la destruction de la sécurité sociale… Ce type de lignepermet de lier nos vécus à ceux des palestinien.nes, des travailleurs.xses en lutte et à toutes les victimes de l’impérialisme. Nous bloquons ainsi toute récupération politicienne à visée homo-nationaliste. 


Notre libération sera collective



Comme cela s’est plusieurs fois confirmé durant les dernières mobilisations syndicales, la classe travailleuse féminisées et queer est à l’avant garde de la lutte contre l’austérité et la militarisation. Les secteurs féminisés ont démontré un grand niveau de radicalité tant durant les dernières grèves nationales, dans les mobilisations en défense de la Palestine que dans le mouvement actuel dans l’enseignement.

Face au pinkwashing, à l’homonationalisme, l’auto-organisation queer est centrale pour obtenir des victoires. Notre lutte ne s'arrête pas à la reconnaissance de nos droits : elle vise à transformer la société tout entière.



Contacte-nous !

Tu veux discuter, débattre, militer, ou simplement poser des questions ?

Écris-nous !